Face à la douleur, je travaille. 

Souvent je me dis que penser que ma vie n’est pas facile c’est un peu ne pas respecter ceux qui quotidiennement manquent de nourritures, ceux qui sont victimes de guerres, de sévices sexuelles, de tortures, qui sont martyrisés bref ceux qui ont vu la face la plus sombre de l’existence et qui sont quand même debout.

Dans ces moments là je demande pardon à Dieu pour mon égoïsme, pardon à Dieu parce que j’ai certaines chances que d’autres n’ont pas, pardon à Dieu de crier à lui pour des futilités, pardon à Dieu de faire ma gamine.

Dans ces moments là je pense à mon papa. Lui, il avait cette manière de se mettre au dessus de tout, de ne rien attendre de personne. Pour lui, un geste c’est pour celui qui le fait et celui qui reçoit. De ce fait, il n’y a plus rien à attendre. Il a vécu comme ça et je me dis que demain je serai comme lui si Dieu me le permet. Planer au dessus de tout, même de la douleur.

Lundi, j’ai perdu un ami. Je l’ai su mercredi. Le 4 avril j’ai perdu mon papa. Je pensais ce jour là et les jours qui ont suivi avoir versé toutes les larmes de mon corps. Hier j’ai su que non. Et face à cette douleur, je fais ce que je fais toujours, je m’active telle une abeille dans une ruche. Face à la douleur je travaille jusqu’à ce que épuisée je plonge dans un sommeil profond.

Parce que, lorsque je ne fais rien la douleur telle une vague secoue mon petit cœur et le laisse sur la berge sans souffle, sans raison.

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Je suis d'abord Ingénieur des industries agro-alimentaire ensuite blogueuse, content writer, écrivain de nouvelles à mes heures perdues, passionnée de cuisine et de tout ce qui s'y rapporte, de musique aussi et enfin de ce qui aurait du passer en premier à savoir la lecture.

5 thoughts on “Face à la douleur, je travaille. 

  1. Comme on le dit en Afrique, « YAKO ». C’est difficile parfois la vie. Dans mon adolescence, je me mettais à manger quand j’étais triste. Manger plus que la normale en tout cas. Mais après, j’ai compris que ça ne changeais rien et que je me faisais du mal moi même. Lorsque je suis triste, je combine musique et bosse. Après avoir bossé longtemps et durement, je me plonge dans une musique qui va me faire voyager. Et oup! je m’endors…

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