TOKYO DE MO HAYDER / SHI SHONGMING

tokyo

Shi Shongming, professeur d’université, est obligé par sa mère mourante à épouser une villageoise ancrée dans la culture chinoise, les rituels et les cultes. Lui, un éminent intellectuel se retrouve à devoir revoir sa vision de la vie, de certaines réalités.

Au début peu réceptif, il finit par aimer cette femme choisie par sa mère du prénom de Shujin. De cet amour hésitant nait un bourgeon fusion de ces deux âmes.

Et puis, la guerre arrive et avec elle, des tensions. Shi pense que le président va se battre ainsi que l’armée pour le pays et que les Japonais qui attaquent seront repoussés et vaincus. Sa femme pense le contraire et demande à son époux de quitter la ville tant qu’ils le peuvent. S’il ne veut pas le faire pour elle, qu’il le fasse au moins pour lune (c’est le nom donné à l’enfant jusqu’à sa naissance pour le protéger des mauvais esprits).

Shi reste ferme sur sa position même quand la ville commence à se vider de ses habitants, même quand il apprend que le président a fui. Lui et Shujin se retrouvent dans une ville fantôme ou seuls restent dans leur quartier leurs voisins.

Un matin, des voleurs dérobent leurs provisions les laissant sans rien d’autre que le repas du jour. Commence alors les réelles difficultés liées surtout à la faim et à son épouse qui ne peut plus manger pour deux et qui donc dépérit plus vite que la normale. Shi s’en veut, mais refuse de se remettre en cause par fierté masculine. Ils ne peuvent plus quitter la ville déjà asservie par les Japonais. Shi décide avec le voisin de chercher à manger. Ils prennent la route un matin et marchent de longues heures sans rien trouver. Fatigués, affamés, ils décident de reprendre des forces et de rentrer le lendemain matin. Au matin, Shi ouvre les yeux et se rend compte qu’ils sont plus proches de la montagne de leur ville et que leur marche les a menés bien loin. Se frottant les yeux pour mieux voir, il déchante vite en se rendant compte que ce qu’il prenait pour la montagne n’était rien d’autre qu’une montagne de cadavre. Le choc se disputait à l’effroi. Ils devaient quitter cet endroit au plus vite pour ne pas subir le même sort. Mais comment rester sain d’esprit après avoir vu une telle atrocité ? Shi vomit le peu de substances qu’il a dans son ventre. De retour chez eux, ils ne disent rien. Les femmes ne comprendraient pas.

Le fils du voisin finit par trouver quelque chose et ce dernier généreux partage le peu avec Shi qui est un peu soulagé de la peine qu’il ressent à voir sa femme traîner ce poids (la grossesse) de ses faibles forces. Le fils leur parle du démon, un japonais haut gradé qui se livre à des expériences sur les femmes de la ville. Il leur montre son antre. Ils en ressortent bouleversés. Pour Shi l’heure est venue de demander pardon à son épouse pour son inconscience. L’heure est venue de quitter cet enfer. Mais devant sa femme, il perd le courage et se tait. Dans la nuit, il sent cette odeur de viande grillée qui le hante depuis le début de l’invasion. Cette fois-ci, l’odeur est plus proche. Il décide d’aller à la source de l’odeur en espérant que ce soit de la nourriture abandonnée. Et là, c’est l’horreur. L’odeur provient de la maison des voisins incendiée durant la nuit. Il se rend devant la porte et découvre quelque chose qu’au fond de lui il savait déjà, les corps calcinés du voisin, de son fils et de sa femme avec à leurs pieds leurs graisses encore chaudes. C’est de ces corps et plus précisément de la graisse que provient cette odeur de viandes grillées. Cette fois-ci Shi décide de parler et vraiment. Il demande pardon à sa femme pour son ignorance, pour sa fierté mal placée. Shujin est compréhensive et fait les bagages. Shi la trouve trop calme. Ils ont beau arpenter les sentiers, se cachant des Japonais, Shi ne ressent pas de paix. Ils finissent par faire une pose et c’est durant cette pause qu’il commet L’ERREUR. Il appelle l’enfant à naître autrement que Lune. Shujin pique une colère et le chasse. Il décide de s’éloigner un peu le temps qu’elle se calme quand il entend son cri. Il court à en perdre haleine pour finalement tomber sur sa femme aux mains des Japonais et de celui qui est appelé le démon. Non loin du groupe de Japonais se trouve un cameraman qui filme la scène.

Shi est immobilisé tandis que sous ses yeux le démon transperce sa femme de la pointe de son épée.

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Je suis d'abord Ingénieur des industries agro-alimentaire ensuite blogueuse, content writer, écrivain de nouvelles à mes heures perdues, passionnée de cuisine et de tout ce qui s'y rapporte, de musique aussi et enfin de ce qui aurait du passer en premier à savoir la lecture.

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