Il y a longtemps, que sur ce blog je n’ai pas parlé de moi en fait depuis le départ de papa puis celui de Laurent, je n’ai pas vraiment abordé des sujets personnels.
Pourtant c’est par là que j’ai commencé. Aujourd’hui à cause de mes activités, je me suis un peu perdue et le blog avec.
Parfois, je veux parler, mais je me censure parce que tout ne se dit pas, parce qu’on peut l’utiliser contre soi. Les réalités d’internet.
Pourquoi aujourd’hui je reviens avec un sujet qui n’a rien à voir avec les thématiques généralistes que j’aborde normalement ?
Parce que je suis inspirée ? Parce que je n’ai plus peur ? Parce que…
Bref, parlons d’automutilation.
Ici, je ne vais pas parler d’utiliser une lame, ou des aiguilles pour se laisser des marques. Non, quoique c’est aussi un genre d’automutilation. Je vais parler de toutes ces paroles qui nous tournent dans la tête, des paroles dépréciatives qui au lieu de nous permette de remonter la pente nous la font dégringoler trois fois plus vite.
Je parle de ses leçons qu’on se donne comme si l’on était le paria sur la terre et que tous les autres étaient des anges. Ce n’est pas qu’on devrait fermer les yeux, mais à force de se flageller ainsi, on se laisse des scarifications profondes au mental.
À l’extérieur, on paraît bien, mais en fait non on est en train de se foutre en l’air, de se détruire sans laisser de traces.
Et un matin, les gens se disent : « tout semblait pourtant bien aller, mais qu’est-ce qui s’est passé » ?
Les punitions que l’on s’inflige sont de loin les plus terribles et les plus persistantes.
J’espère que tu en aies guérie ou que tu en guériras.
Prend soin de toi.
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